Cameroun : la journaliste Mimi Mefo écrouée à la prison de New Bell à Douala

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  • Justice
  • AFP
  • 08-11-2018
  • Article
  • Mise à jour :
C’est autour de 21 heures que la journaliste camerounaise Mimi Mefo a été écrouée à la prison centrale de New Bell à Douala, la capitale économique du Cameroun.
Convoquée en début d’après-midi du 7 novembre dans les locaux de la légion de gendarmerie de la ville, la journaliste a été auditionnée et placée par la suite sous mandat de dépôt. Un acte grave, selon le président du Syndicat national des journalistes du Cameroun joint par Africanews.
“En lieu et place de la signification des chefs d’accusation, tout simplement on lui a mis des menottes et on l’a transférée à la prison de New Bell. Mais le Syndicat national des journalistes du Cameroun considère que c’est un acte suffisamment grave, c’est une provocation et nous avons donc décidé de convoquer en urgence une réunion du bureau exécutif national. Et à l’issue de cette réunion là, nous allons aviser sur la réaction qui sera celle du syndicat, d’autant plus que ce n’est pas le premier cas. Ces derniers jours nous sommes l’objet d’attaques, de convocations, d’interpellations et même d’agressions physiques”, dénonce Denis Nkwebo, président du syndicat.
Les journalistes font usage de leur liberté d'expression (...). Et à ce titre, on peut comprendre que nos camarades s'expriment (...) aussi sur les réseaux sociaux. Tout ce que nous demandons et en tout état de cause, c'est que les règles de droit soient respectées. (…)
Mimi Mefo est accusée d’avoir publié de fausses informations sur les affrontements entre l’armée et les milices séparatistes. Elle aurait en outre relayé un tweet qui attribue la mort de Charles Wesco, le missionnaire américain tué à 14 kilomètres de la ville de Bamenda dans le Nord-ouest du pays, à l’armée camerounaise. Le SNJC qui accompagne la journaliste dans sa défense exige le respect des procédures judiciaires.
“Il y a une volonté à travers mimi Mefo et ceux qui sont embastillés depuis quelques jours, d’adresser un message aux autres journalistes à savoir : que nous sommes obligés de nous taire. Si on accuse Mimi Mefo d’avoir diffusé une fausse information qu’on nous donne n’est-ce pas, les pièces qu’on nous donne les preuves de ce que elle a publié une fausse information. le SNJC va mobiliser ses forces et nous sommes certains que le bras de fer va être engagé avec le gouvernement. Il vaut mieux faire taire tous les journalistes camerounais que de laisser faire taire un seul journaliste”, a ajouté Denis Nkwebo
Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) qui a constitué il y a quelques jours un collège d’avocats conduits par Me Alice Kom, pour sa défense estime, qu’en citant sa source, elle n’est coupable d’aucune infraction, encore moins d’infraction militaire. Ils estiment par ailleurs qu’elle devrait être poursuivie pour un délit de droit commun qui ne requiert pas sa garde à vue.

Plusieurs journalistes devant le tribunal
Journaliste critique, Mimi Mefo publie régulièrement des tweets, informations et fait des révélations contre le pouvoir de Yaoundé. Comme elle, plusieurs autres journalistes font face à la justice camerounaise.
Joseph Olinga Ndoa, du quotidien ‘‘Le Messager’‘ comparaît devant la justice ce 8 novembre à Bafoussam dans l’Ouest du pays. Il a été relaxé le 5 novembre au soir après trois jours de détention pour ‘‘refus d’optempérer’‘.
Michel Biem Tong, journaliste pour le site Hurinews.com, est également en détention depuis le 23 octobre 2018. L’activiste pour les droits de l’homme, est soupçonné d’incitation à l’insurrection.
Bien avant eux, les journalistes Josiane Kouagheu de l’agence Reuters et Mathias Mouendé du journal ‘‘Le Jour’‘ ont également été détenus à Douala, après leur arrestation dans le cadre de manifestations interdites.
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Decès de Sangaré Mamadou, Gbagbo reprend la tête du FPI et promet aller très loin.

Decès de Sangaré Mamadou, Gbagbo reprend la tête du FPI et promet aller très loin.

actualité nationale de ce début de mois de Novembre 2018 est dominée par le décès de Sangaré Aboudrahamane, président par intérim du FPI, des suites d'une opération chirurgicale.
Le FPI est encore en deuil: Sangaré s'est éteint samedi», barre en noir à sa Une de ce lundi, le quotidien Notre Voie, qui annonçe une serie d'hommages au disparu. Pour le journal, c'est une mort de trop au sein du FPI surtout après les décès de Firmin Kouakou, du Pr Raymond Abouo N'Dori et de Marcel Gossio récemment.

«Gbagbo pleure Sangaré», informe Le Quotidien d'Abidjan qui rapporte les propos de Laurent Gbagbo depuis sa cellule de La Haye. «Tu as tenu jusqu'au bout, je te promets que je tiendrai jusqu'au bout(…) Merci, merci, merci le grand combattant de la liberté», indique le journal. Proche du FPI, le journal ''Le Temps'' tente d'expliquer «Pourquoi Gbagbo suspend tout» au FPI.

En fait, reprenant un communiqué fait à Paris le 03 Novembre, le Président Gbagbo, vu cette ''douloureuse circonstance'', a tenu à informer que les activités politiques du FPI sont suspendues jusqu'à la fin des obsèques. Le décès de Sangaré Aboudrahamane est également relaté par Le patriote, journal proche du RDR. Dans sa livraison, le confrère relate que le professeur Sangaré s'est éteint dans une polyclinique de Marcory où il avait été transféré en urgence dans un état critique.

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